20.03.2012

Homophobie à l'italienne rediffusé ce soir sur Arte à 03.30

Très choquée par ce reportage révélant une Italie extrémiste, ultra-conservatrice, avec un Vatican maître du monde citoyen et politique.

Choquée par la violence des factions « anti-avortement », des propos anti-homos.

Abasourdie par le degré primaire du discours « pro-famille ».

Choquée surtout de ne m'être aperçue de rien.

Rien lors de mes voyages récents dans la péninsule, mais je n'y étais qu'en vacances et donc peu attentive au quotidien des gens.

Mais j'aurai pu m'en douter. Oui, avec Berlusconi et ses amis au pouvoir depuis si longtemps, on aurait pu se douter que la pensée dominante était ultra-conservatrice, liberticide et donc homophobe.

Mais comme les deux auteurs protagonistes, je vivais dans ma bulle et n'ai pas imaginé un seul instant que ce pays voisin pouvait ainsi menacer des valeurs que je défendrai toujours, entre autre le droit des femmes à gérer leur vie et leurs corps, le droit de vouloir et d'avoir ou non des enfants, en clair le droit d'avorter.

En novembre 2011, après des années de présidence du Conseil des Ministres, Berlusconi démissionne. En ce printemps 2012, l'Italie est sur le point d'imploser. Le chômage frôle les 9%. Les perspectives européennes sont troubles. Quant au projet d'union civile, il reste lettre morte.

L'Histoire nous a apprit qu'un tel environnement est le meilleur terrain pour la montée de tous les obscurantismes.

Résister. Lutter contre ces pouvoirs délétères, ici autant que là-bas. Obliger le politique à plus de courage moral. Résister comme Luca et Gustav. Comme eux, se concentrer sur les beautés du monde.

Ce reportage m'a réveillée d'une dangereuse torpeur.

12.03.2012

Monsieur Jean-François Bergier

Je n'ai pas lu son rapport, enfin celui dont il a présidé les travaux.

Je n'ai lu que les articles de presse suivant sa parution. Vu les débats.

Car le rapport a fait débat.

Sans aucun doute parce qu'il remettait l'église au milieu du village, parce qu'il disait tout haut ce qu'on osait à peine chuchoter, révélait ce qu'on avait voulu effacer, ce qu'on avait absolument voulu taire.

Nous sommes en 1996, en pleine tourmente politico-financière. Pour retrouver un peu de crédibilité nos autorités n'ont d'autre d'option que de «faire toute la lumière sur l'étendue et le sort de ce qu'on a appelé l'Affaire des fonds en déshérence».

Pour ce faire Le Conseil fédéral institue une commission extraparlementaire de 9 historiens nommée commission Bergier du nom de son président. Le champ de travail a été étendu à l'étude de la politique d'asile de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et à l'examen des relations économiques et financières entre la Suisse et le Troisième Reich» (Wikipédia).

Avec le premier rendu partiel en 1998, on a vu les 1ères colères, entendu les 1ères dénégations.

Le rapport fâche; il pose noir sur blanc des lâchetés, des soumissions, des collaborations. Face au 3ème Reich. Rien que de très ordinaire.

Pareil que dans tous les autres pays européens, limitrophes ou non.


Français, mes deux grands-pères ont été enrôlés dans la 1ère guerre.

A la seconde, l'un a du partir en exode, sa ferme ayant été réquisitionnée par les SS.

L'autre, déjà unijambiste, a profité de son statut de fonctionnaire pour cacher des enfants juifs et des parachutistes anglais.

Le courage ne se commande pas; la lâcheté non plus. Souvent les deux coexistent, s'entremêlent.

Tous les humains, tous les peuples se ressemblent.

Une Suisse qui lave plus blanc que blanc ne pouvait être qu'une fiction.


Aujourd'hui le travail de la commission Bergier a été intégré aux cours d'histoire de l'école publique. Relativisée, la notion de neutralité a repris tout son sens. Les jeunes peuvent être fiers d'un pays qui a su éclairer ses zones d'ombre.

Aussi critiquée qu'admirée, la commission a été dissoute en 2001.

En tant que président Jean-François Bergier a été applaudi mais également vilipendé.

Il est mort en octobre 2009 à Clarens (Vaud) où il habitait avec son épouse.

Ne serait-ce pas la moindre des choses que de rendre là hommage au courage et à l'endurance de cet historien? D'y honorer sa mémoire en donnant son nom à un espace public? Ce n'est que du métal, de la pierre, mais ce sont ces traces, ces repères qui nous permettent de ne pas oublier.

11.03.2012

Moteur!

Ce matin je suis allée glisser nos enveloppes de vote dans la boîte du greffe municipal.

D'autres font de même, venus à pied, en vélo, en voiture.

Tiens justement en voilà une qui arrive, ralentit, s'arrête, le moteur tourne toujours, la portière s'ouvre, un jeune homme en short sort, son enveloppe à la main.

Je n'ai pu m'en empêcher. Je lui dis que ça serait mieux s'il arrêtait son moteur.

Il me répond "vous vous votez vert!"

Non, je ne vote pas plus vert que jaune, je vote bon sens et responsabilité.

Je ne vote pas sur des promesses mais sur des actes.

Je vote pour des hommes et des femmes aux actes cohérents, conséquents, pour une société qui fait des choix et les assume, une société qui sait la valeur du bien commun.

Je sais que je rêve.

Dans la réalité, ces attributs sont ceux de si peu d'élus, de si peu de représentants des média, de si peu de ceux qu'on dit intellectuels.

Nous vivons la mondialisation des babas-cool, de la gauche caviar, des libéraux subventionnés, des financements un peu publics un peu privés, des services publics gérés comme des entreprises cotées en bourse. Sans parler des philosophes tout droit sortis du dernier "reality show"  super moussant.

Je peux comprendre les électeurs qui sont las, qui ne croient pas ou plus au vote démocratique, à nos institutions.

Ces électeurs représentent 60 à 65% des inscrits. Le chiffre est énorme et le constat terrible. D'autant plus terrible qu'à une ou deux exceptions près, aucun de nos 3 niveaux institutionnels ne cherche, ne trouve de solution pour que la participation soit au moins de 50%.

Hier à la bibliothèque j'ai emprunté le livre de Morgan Sportès " Tout tout de suite" qui sur la base d'un fait divers, trace le portrait de cette société qui est la nôtre

Début 2006, le jeune Ilan Halimi, de milieu plutôt modeste, supposé riche par ses ravisseurs parce que juif, est enlevé, séquestré, torturé pendant vingt-quatre jours et assassiné par une bande d'une vingtaine de jeunes, menée par Youssouf Fofana. Le procès principal s'est déroulé d'avril à juillet 2009.

Tout, tout de suite, relève Morgan Sportès, "c'est un témoignage de l'effroyable vide que la société a laissé se creuser en son sein, du degré d'aliénation de ces jeunes, couplé à leur indigence intellectuelle". Le Monde 16.11.11

Des indigents, des barbares dans cette même société dont nous avons tous à répondre. Au quotidien, petits ou grands, tous nos actes ont des conséquences, tous nos silences, tous nos courages. Tous nos votes.



 

03.03.2012

Interlude


Boycottons l'apocalypse par lionelgirard

29.02.2012

Voter OUI à la loi sur la réglementation du prix du livre

Très jeune j'ai aimé les livres, tous les livres. A l'exception du livre dit de luxe parce que rare (édition limitée) et donc cher.

J'ai aimé l'aventure solitaire de la lecture. J'ai aimé garder la trace de tous ces voyages sur des rayons, d'abord un, puis plein jusqu'à ce que cela devienne une bibliothèque.

Sans que je le cherche vraiment, après la matu ma 1ère formation a été libraire. C'était juste génial bien que le salaire ne soit pas très élevé, juste de quoi vivre ma vie de célibataire.

Aujourd'hui j'ai toutes sortes de livres, des neufs, des d'occasion, des prêtés, des grands éditeurs comme des petits, j'ai même sans doute des éditions rares mais de peu de valeur marchande.

Depuis le 1er jour où je suis entrée dans une librairie jusqu'à aujourd'hui, je ne sais combien de centaines ont du fermer face au dumping des prix des grandes surfaces.

Depuis mon 1er livre de petit éditeur - je pense ici avec beaucoup d'émotion à feu Eric Losfeld dans l'antre duquel j'ai longuement refait le monde, jusqu'à aujourd'hui, des dizaines de maisons d'édition ont cessé leur production laquelle n'intéresse qu'un petit public

Peut-on imaginer un univers littéraire français sans les éditions de Minuit qui ont fait connaître des auteurs aussi marquants que Marguerite Duras ou Samuel Becket pour ne citer qu'eux?!

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Voter OUI  à la Loi sur la réglementation du prix du livre (LPL) pour toujours avoir des libraires pour nous conseiller et des librairies aux rayons garnis d'ouvrages très divers.


Pour vous faire une opinion sur le sujet, outre la lecture de la documentation officielle, je recommande celle des arguments en faveur de la LPL, de Pascal Vandenberghe, directeur général de Payot Libraire.

 

25.02.2012

OUI à l'initiative populaire du 18 décembre 2007 "Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires".

Le Conseil fédéral soumet cinq objets à la votation populaire du 11 mars 2012.

Comme d'habitude textes et enjeux sont complexes. Pour ne pas voter idiot, s'informer, discuter. S'informer avec les médias quels qu'ils soient, aller sur le site du canton, lire la documentation contenue dans les enveloppes de vote, et en particulier (oui c'est un pensum) l'article de loi soumis à votation.

Le premier objet sur lequel les citoyens suisses devront se prononcer est l'initiative populaire du 18 décembre 2007 "Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires".

Pour faire simple on dira que ce n'est pas une résidence principale, celle où l'on habite et vit la plus grande partie de l'année. La résidence secondaire, on y va les fins de semaine ou en vacances, pour des activités secondaires; le reste du temps elle est vide.

Dans les lieux à fort attrait touristique,on a construit un fort taux de résidences secondaires, de luxe, gonflant ainsi encore plus les prix de l'immobilier. Les gens du pays ne trouvent plus de logements et s'ils en trouvent c'est à des prix prohibitifs. A court terme la région se meure. Voir entre autre les cas de Verbier ou Crans Montana acculée à une quasi faillite, votant alors, mais n’était-il pas trop tard, un moratoire,et demandant in extremis l’avis d’un expert externe ArticleGouvernanceCransMontana_Clivaz.pdf

A Montreux, l'utilité de ce que propose l'initiative saute aux yeux chaque jour davantage.

DSCN1865.JPG

Complexe résidentiel «Le National» du promoteur valaisan Carroz. Sous la gouvernance de l'ex-municipal JC Doriot, ce complexe a obtenu ses permis de construire grâce à une modification du plan de quartier ainsi que l'acception majoritaire du législatif de céder toute une rue (feu «chemin du National») au promoteur pour un franc symbolique. L’ancien hôtel a été rénové et 3 immeuble ont été construits dans l'ancien parc et sur la rue «cédée». Sur la photo on voit que quasiment tous les volets de l'immeuble de droite sont clos. ©dblr


Lac, montagnes, soleil, le lieu à tout pour plaire. Ne reste plus qu'à trouver les terrains, à couler du béton en étages, à vendre par tranches.

La main mise sur la ville par la promotion immobilière depuis des décennies pourrit vies citoyenne et politique.

Des pratiques illégales relevant de la corruption ont éclaté au grand jour voilà 2 ans avec l'affaire Doriot, du nom du municipal en charge des Travaux et de l'Urbanisme durant quasi 3 législatures.

Preuve s'il en est qu'en matière d'immobilier et d'aménagement du territoire, contourner la loi est facile.

Dans un tel contexte, seul un seuil chiffré peut se dresser en garde-fou.

20% de résidences secondaires dans une commune, c'est une résidence sur cinq. Et une résidence sur cinq, c'est déjà un gros poids mort pour une commune.

Les contestations du Conseil fédéral semblent de peu de poids:

  • L'initiative entraînerait un surcroît de travail administratif? Certes, et alors? D'autant plus que ce travail aurait déjà du être fait pour d'autres objectifs comme vérifier si tous les résidents secondaires payaient bien leurs redevances ad hoc?

  • La loi cadre sur l’aménagement du territoire a été renforcée en juillet passé? Mais c'est parfait, le seuil des 20% permettra d'y ajouter une norme chiffrée fixe.

  • Cette nouvelle loi cadre donne déjà des pistes pour limiter le nombre des résidences secondaires? Là encore, parfait! Rien n'empêche les communes de suivre ces pistes. Mais jusqu'au seuil des 20% et pas plus.

  • Les communes pas encore «mitées» à 20% par les portes et volets clos des résidences secondaires s'empresseraient d'atteindre ce seuil? Il y a peu de risque car les moins «mitées» des communes sont certainement les moins attractives sur le plan touristique.

  • Quant aux zones agricoles désertées, il est déjà impossible d'y créer des résidences secondaires.


En résumé le Conseil Fédéral oppose l’initiative à la loi cadre existante. Ce raisonnement est pervers. Car accepter l'initiative n'est pas poubelliser la loi cadre. C'est bien au contraire la renforcer, comme d'autres initiatives ont renforcé la protection de sites tel que le Lavaux, aujourd'hui partie du Patrimoine Mondial.

Cette initiative s'inscrit dans la droite ligne de la lutte contre les volets clos. Ouvrons tous ces volets sur des habitants à l'année!

 

23.02.2012

Enveloppes

Ca fait déjà quelques jours. Quatre enveloppes. Des épaisses. Une pour chaque membre majeur de la famille.

De quoi discuter dur autour de la raclette. Qui? Quoi? Comment? Pourquoi? Va falloir procéder par ordre, d'un côté les votations fédérales, de l'autre les élections cantonales. Ne pas se laisser envahir par les discours, les têtes, les pubs. Ne pas se laisser happer par tout ce qu'on ignore, tout le hors champ.

Pour ce qui est du fédéral, plaisante vision, soir après soir sur l'écran TV, d'un conseiller fédéral y aller de son discours. Un par jour, un par sujet. Discours préimprimé dans l'enveloppe, mais qui, selon l'orateur, aura droit  à des modifications, des mises en 3D. Une série charmante et très collégiale.


Pour ce qui est du cantonal, c'est plus lourd, déjà pour le facteur.

Avec le papier, on a fait des piles.

Avec les affiches, c'est la course d'orientation avec "un vrai centre" et donc des faux, sans compter les fractions centristes de gauche, de droite, et des extrêmes. Il y a aussi "la vraie force innovatrice", ce qui laisse penser que tout le reste n'est que ronron de vieux matou.

24 Heures a fait des mini vidéos, avec 3 questions aux 21 candidats aux 7 sièges du Conseil d'Etat vaudois.

J'ai cliqué. J'ai adoré!

Ces visages, ces yeux, miroirs d'une âme en l'occurrence politique, ces discours comme des envols de copié-collés. A quelques exceptions près.

Des expressions qui collent aux mots.

Des mots qui sonnent vrai.

Des bilans à faire de 5 ou 10 ans de législature.

Des "on ne change pas une équipe qui gagne"! Mais gagne-telle vraiment? et si oui, quels sont les gagnants?

Des auto-proclamations.

Des nouvelles têtes assurant qu'elles feront mieux. Des têtes qui n'ont de nouveau que l'affiche, déjà élues ailleurs, dans des législatifs communaux ou cantonaux, dans des exécutifs. Quel bilan?

Répondre à ces questions c'est faire vivre le système de démocratie directe.

Répondre à ces questions c'est donner le pouvoir à des personnes, à des lois, d'influencer notre quotidien pour la prochaine législature et plus si entente.

Et donc ça vaut vraiment le coup de s'informer, de discuter, de prendre un peu de temps.

Lien utile: 24 Heures mode d'emploi élections

"La démocratie est le plus mauvais système de gouvernement, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire. Winston Churchill 11.11 1947, devant la chambre des Communes à Londres,

Barbarie localisée

Aujourd'hui j'ai pris le train. Un des CFF, cette société anonyme de droit public à croix blanche, gérée néolibéralement sans panache, mais avec excellence pour ses actionnaires puisque les prix montent et les services diminuent. Bref.

Dans le wagon de tête, dans ce wagon toujours sale et sans autre futur, il y avait ce gars.

D'habitude on le rencontre plutôt dans l'omnibus. Il monte à Vevey pour un trajet, deux trajets, jusqu'à un autre part. Souvent avec sa compagne. Il chante. Be happy. Même quand ça sonne faux, c'est beau, lumineux, joyeux, franc, sans détours, comme son regard, comme son discours pour demander une pièce.

Il dit avoir fait ce choix, à l'opposé du métro-boulot-dodo. Un choix de poète. Un choix de précarité. Respect.

Sauf que ce choix, cette gentillesse, déplaisent à certains, voyageurs, contrôleurs, qui le lui signifient, méchamment, violemment avec des mots, des gestes.

Ce matin le musicien des trains pleurait.

Moi aussi.

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot soudain devenait idéal;"

Ma bohème, Arthur Rimbaud

13.05.2011

Pâques orthodoxes

Pâques à Rhodes.

Il fait frais ce soir dans l'église sur les collines du centre de l'île. Dehors, sur la place du village, on a brûlé Judas sur des billes de bois entassées tout l'après-midi par les hommes. La liturgie se dit en byzantin. Les chants sont étonnamment pauvres.

Chaque membre de l'assemblée allume un cierge, embrasse ses voisins, proclame que Christ est ressuscité, Christos Anesti! Qu'en vérité il est ressuscité! Alithos Anesti!

Chaque année à Pâques je me récite ce sublime poème de Blaise Cendrars Les Pâques à New York.

En voici un extrait.


Je descends à grands pas vers le bas de la ville,
Le dos voûté, le coeur ridé, l’esprit fébrile.
Votre flanc grand ouvert est comme un grand soleil
Et vos mains tout autour palpitent d’étincelles.
... C’est à cette heure-ci, c’est vers la neuvième heure,
Que votre Tête, Seigneur, tomba sur votre coeur.
Je suis assis au bord de l’océan
Et je me remémore un cantique allemand,
Où il dit, avec des mots très doux, très simples, très purs
La beauté de votre Face dans la torture.
... Peut-être que la foi me manque, Seigneur, et ta bonté
Pour voir ce rayonnement de votre Beauté.
Pourtant, Seigneur, j’ai fait un périlleux voyage
Pour contempler dans un béryl l’intaille de votre image.
Faites, Seigneur, que mon visage appuyé dans mes mains
Y laisse tomber le masque d’angoisse qui m’étreint;
Faites, Seigneur, que mes deux mains appuyées sur ma bouche
N’y laissent pas l’écume d’un désespoir farouche.
Je suis triste et malade,
Peut-être à cause de Vous
Peut-être à cause d’un autre,
Peut-être à cause de Vous.
Seigneur, la foule des pauvres pour qui Vous fîtes le Sacrifice
Est ici tassée, parquée, comme du bétail, dans les hospices.
D’immenses bateaux noirs viennent des horizons
Et les débarquent pêle-mêle sur les pontons.
Il y a des Italiens, des Grecs, des Espagnols,
Des Russes, des Bulgares, des Persans, des Mongols.
Ce sont des bêtes de cirque qui sautent les méridiens
On leur jette un morceau de viande comme à des chiens.
C’est leur bonheur à eux que cette sale pitance.
Seigneur, ayez pitié des peuples en souffrance.

10.04.2011

Porteurs d'eau

A l'occasion de la journée mondiale de l'eau le 31 mars dernier, ARTE diffusait un documentaire, "Water makes money" qui met en évidence les dangers d'une privatisation des biens et services publics, une privatisation qui se cache derrière l'appellation néolibérale de Partenariat Public Privé ou PPP, une arnaque où les marchands nous emballent avec ce si généreux argument: nous serons tous gagnants.

Si vous avez manqué ce film sur le petit écran, il sort bientôt sur le grand.

A voir absolument.

06.04.2011

Election du syndic pour la législature 2011-2016

Ci-dessous des informations trouvées sur le site de la commune, site qui n'est toujours pas tout à fait le nôtre puisque malgré la volonté du législatif (voir rapport de la commission sur la communication ici) nous n'avons toujours pas (6 ans après ce rapport) récupéré notre nom de domaine.

Le PLR Laurent Wehrli, 45 ans, est élu tacitement Syndic de Montreux pour la législature 2011-2016. Aucun autre candidat ne s'est annoncé dans le délai imparti, échu mardi 5 avril à midi. Laurent Wehrli siège à la Municipalité de Montreux depuis 2001. Il est également Député au Grand Conseil du canton de Vaud depuis 2002.

Montreux: les résultats de l'élection de la Municipalité du 3 avril

Taux de participation: 32.96% pour l'ensemble du corps électoral (soit environ 3% de moins qu'au 1er tour)

Sont élus à la Municipalité de Montreux:

  • WEHRLI Laurent, PLR, 2509 suffrages (50.3 %)
  • ROCHAT Pierre, PLR, 2451 suffrages (49.2%)
  • NEUKOMM Christian, 2402 suffrages (48.2%)
  • WALTHER Caleb, PS-Verts, 2260 suffrages (45.3%)
  • WILLI Edith, PLR, 2219 suffrages (44.5%)
  • PELLET Jacqueline, PS-Verts, 2157 suffrages (43.3%)
  • FESSLI Alain, PS-Verts, 2104 suffrages (42.2%)

    Ne sont pas élues à la Municipalité de Montreux:

  • GOTE Irina, PS-Verts,1967 suffrages (39.5%)
  • BUCHET BULLIARD Catherine, UDC, 869 suffrages (17.4%)
  • Voix éparses: 114 (2.3%)

Résultats du 13 mars, Municipalité et Conseil communal

Participation : 35.78%

Les candidats à la Municipalité ont obtenu les résultats suivants :

 

  • Wehrli Laurent , PLR, 2'343 suffrages, soit 46.6%
  • Rochat Pierre, PLR, 2'233 suffrages, soit 44.5%
  • Neukomm Christian, PLR, 2'181 suffrages, soit 43.4 %
  • Willi Edith, PLR, 1'999 suffrages, soit 39.8%
  • Pellet Jacqueline, PS, 1'971 suffrages, soit 39.2%
  • Walther Caleb, Les Verts, 1'968 suffrages, soit 39.2%
  • Feissli Alain, PS, 1'908 suffrages, soit 38%
  • Gote Irina, PS, 1’694 suffrages, soit 33.7%
  • Gétaz Emmanuel, Montreux Libre, 842 suffrages, soit 16.8%
  • Buchet Bulliard Catherine, UDC, 781, soit 15.5%
  • Staeger Alexandre, Montreux Libre, 709 suffrages, soit 14.1%
  • Voix éparses , 180 suffrages, soit 3.6%.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse!

Election au Conseil communal:

 

  • Liste 01 UDC : 11 sièges
  • Liste 02 PS : 29 sièges
  • Liste 03 Montreux Libre : 10 sièges
  • Liste 04 PLR : 39 sièges
  • Liste 05 Les Verts : 11 sièges

    Résultats détaillés sur le site du canton de Vaud cliquez ici

Viande clonée

Dans l'édition du Courrier du mercredi 30 mars 201, j'ai lu cette brève (ATS) qui m'a laissé sans voix car soulignant mon ignorance.

J'ignorai que dans l'Union Européenne il y avait une législation autorisant le commerce de viande clonée.

Et que malgré les préventions des consommateurs, cette législation allait rester en vigueur car les gouvernements et le Parlement européen n'avaient pas pu trouver de compromis sur la manière de la proscrire. Donc pour l'instant le projet d'interdiction est abandonné.

"La Suisse regrette et envisage une voie solitaire".

Je regrette également, et persiste dans une voie sans viande clonée.

05.04.2011

Résidences secondaires

Concocté sous l'ère Doriot et consorts,  et sous la houlette inchangée du Service communal de l'Urbanisme, le projet de nouveau Plan Général d'Affectation nous a été retourné fin janvier par le canton.

En effet, malgré les dizaines de milliers de francs payés à un bureau externe soit-disant spécialiste (j'y reviendrai), malgré les nombreuses séances d'une commission  de conseillers communaux (j'y reviendrai aussi), ce projet souffre de deux gros défauts et de plusieurs petits (cf. au point Divers les 2 derniers comptes-rendus du CC dans la colonne de droite).

Et vu que la Confédération se mêle, c'est son droit, elle-aussi d'aménagement du territoire, nous ne sommes pas prêts à Montreux de voir aboutir ce projet, ce qui en l'occurrence me ravit vu qu'avec ce projet il aurait été encore plus facile d'interpréter le règlement, encore plus facile de "s'arranger", de faire dans "deux poids deux mesures" (je reviendrai là-dessus aussi).
Pour lire "en grand" l'article ci-dessous il suffit de cliquer dessus.
Propriété n2 2011.jpeg

 

 

29.03.2011

2ème et dernier tour pour notre prochaine Municipalité

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit. Je ne sais si ces lignes ont une réelle importance, mais vu que les semaines précédant le 1er tour du 13 mars, il y avait ici une centaine de lecteurs par jour, je m’excuse auprès de ceux auxquels mes articles auraient pu manquer.

Donc, en ce qui concerne les 100 sièges du Conseil Communal, c’est fait, ils ont été redistribués, avec 10 à Montreux libre, 11 à l’UDC, 11 aux Verts (plate-forme verte-rose) et 29 aux Socialistes (plate-forme rose-verte), et 39 au PLR.

Chaque siège a un élu nominatif, ce qui n’empêche pas le jeu stratégique de ceux, souvent des « sortants » qui se présentent sachant être élus, mais qui ont déjà pris leur décision de démissionner dans la foulée de la séance d’installation. A leur place viendront des « viennent-ensuite », dont les intérêts sont divers, de personnels à communautaires suivant la graduation habituelle.

Prochaine étape donc pour les nouveaux élus et réélus : la séance d’installation publique qui traditionnellement a lieu mi-juin sous la houlette d’un représentant de la préfecture.

Pour ce qui est de ce 2ème tour, personne n’ayant été élu selon le système majoritaire au 1er tour, il s’agit de placer 7 municipaux dans les sièges vacants. Y prétendent 4 PLR, 3 rose-verts, une UDC.

Bien que je ne sois pas née sur ces coteaux comme me l’a reproché la femme d’un membre des Echarpes Blanches, je crois connaître assez bien ma commune et sa vie politique. Et même sans cela, j'ai comme tout un chacun le droit d’avoir un avis et de le donner.

J’ai donc un avis sur chacun des prétendants à la Municipalité.

Cet avis est déjà que ne devraient pas se représenter ceux qui ont fait partie du Collège exécutif de ces 3 législatures sans foi ni loi que l’ont peut baptiser « législatures Doriot » (1998-2011). De ces 4 municipaux sortants, vieux politiciens, de fait deux d’entre eux ont choisi de ne pas se représenter MM. Salvi et Delaporte. Restent le socialiste Feissli et le PLR Werhli.

Pour ce qui est des municipaux élus en 2006, soit Mme Willi et M. Neukomm, ils ont du faire face à des états de fait, puis, très vite, à ce qui est devenu l’affaire Doriot avec in fine le procès et la démission que l’on sait.

Idem pour M. Rochat, élu en novembre dernier suite à la démission de JC Doriot.

Ces 3 personnes n’ont pas participé autrement qu’en tant que conseillers communaux aux années Doriot, « capo » quasi-incontesté des services de l’Urbanisme et des Travaux. Rappelons qu’en 2004 le service des Travaux avait changé de mains après l’affaire de l’abribus du Marché, abribus construit sans avoir été mis à l’enquête. Cette affaire avait été une des 1ères graves erreurs à « sortir » ; une amende préfectorale avait suivie, adressée à l’ensemble de la Municipalité. Quant à l’Urbanisme, le mode de fonctionnement de cet ensemble de quelques personnes, a été très sérieusement mis à l’index par la Cour des comptes dans son rapport de 2009. J’ignore si les recommandations de cette Cour ont été prises en compte et si oui comment.

Reste quatre prétendants qui n’ont pas encore été municipaux soit deux Rose-verts, un Vert-rose, et une UDC, tous membres du conseil communal et ce depuis plus ou moins longtemps, la plus ancienne étant Mme Pellet et Mme Buchet Bulliard la plus jeune.

Pour se faire un avis sur ces personnes, il suffit de suivre la vie politique et communautaire, et si l’on ne peut se rendre aux séances (publiques donc) du Conseil, en lire les PV sur les divers supports à disposition dont l’Info-Ville, la liste sur ce blog  et pour les PV manquants s’adresser au bureau du Conseil.

Pour ce qui est de Mme Pellet, elle a soutenu le camarade Doriot jusqu'à ce que l'évidence empêche tout déni. Sans oublier son féroce soutien au projet d'Hôtel de Ville, puis son mépris répété de la sentence populaire.

Pour me faire un avis sur les capacités d’analyse et d’action des municipaux sortants et se représentant, je leur ai adressé ces derniers mois un courrier exposant quelques problématiques non résolues.

Leurs réponses me permettent aujourd’hui un classement, avec un 1er de classe, suivi d’assez loin par le reste du groupe. Ce Municipal m’a non seulement répondu, et vite, mais il a pris du temps, avec les services ad hoc, pour trouver des solutions. Cela n'a pas été le cas des 3 autres Municipaux en place, l'un n'ayant tout simplement pas répondu, l'autre ayant répondu de suite mais sans à propos ni solutions, le 3ème ayant répondu tardivement la phrase magique du Montreux Bling Bling: ici tout va bien et il n'y a pas de problèmes.

Chapeau bas donc à M. Christian Neukomm.

Mon mot d’ordre a toujours été de ne pas voter pour des partis mais pour des personnes, des personnes actives, impliquées et réellement à l’écoute des citoyens.

15.03.2011

Election à la Municipalité, 2ème tour

Candidats au 2e tour

  • Liste No 1 : Union Démocratique du Centre
  • BUCHET BULLIARD Catherine, Conseillère communale, psychologue du travail.

 

  • Liste No 2 : Parti Libéral-Radical
  • WEHRLI Laurent, Conseiller municipal et Député, indépendant
  • NEUKOMM Christian, Conseiller municipal, pharmacien
  • ROCHAT Pierre, Conseiller municipal, directeur d’établissements médico-sociaux
  • WILLI Edith, Conseillère municipale, responsable de projets.

 

  • Liste No 3 : Parti Socialiste et alliés de gauche – Les Verts
  • FESSLI Alain, Conseiller municipal, mécanicien
  • GOTE Irina, Conseillère communale, commerçante d’art
  • PELLET Jacqueline, Conseillère communale, directrice d’école
  • WALTHER Caleb, Conseiller communal, enseignant.

 

Le scrutin sera ouvert jusqu’au dimanche 3 avril 2011 à 11 h. 00.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse!


 

Résultats du 13 mars, Municipalité et Conseil communal

Participation : 35.78%

Les candidats à la Municipalité ont obtenu les résultats suivants :

 

  • Wehrli Laurent , PLR, 2'343 suffrages, soit 46.6%
  • Rochat Pierre, PLR, 2'233 suffrages, soit 44.5%
  • Neukomm Christian, PLR, 2'181 suffrages, soit 43.4 %
  • Willi Edith, PLR, 1'999 suffrages, soit 39.8%
  • Pellet Jacqueline, PS, 1'971 suffrages, soit 39.2%
  • Walther Caleb, Les Verts, 1'968 suffrages, soit 39.2%
  • Feissli Alain, PS, 1'908 suffrages, soit 38%
  • Gote Irina, PS, 1’694 suffrages, soit 33.7%
  • Gétaz Emmanuel, Montreux Libre, 842 suffrages, soit 16.8%
  • Buchet Bulliard Catherine, UDC, 781, soit 15.5%
  • Staeger Alexandre, Montreux Libre, 709 suffrages, soit 14.1%
  • Voix éparses , 180 suffrages, soit 3.6%.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse!

Election au Conseil communal:

 

  • Liste 01 UDC : 11 sièges
  • Liste 02 PS : 29 sièges
  • Liste 03 Montreux Libre : 10 sièges
  • Liste 04 PLR : 39 sièges
  • Liste 05 Les Verts : 11 sièges

    Résultats détaillés sur le site du canton de Vaud cliquez ici


09.03.2011

USD 25 0000 000.-

 

Il y a quelques jours je tombe sur cette proposition de vente d'un bien immobilier.
Les bleus et verts de la photo attirent mon attention.
Je commence à lire le texte, puis le prix. Je n'en crois pas mes yeux.
J'étais presque tentée de téléphoner pour savoir s'il y avait une erreur dans les 0.
Mais même avec un 0 de moins, j'ai du mal à comprendre. Impossible de me mettre ni dans les souliers des vendeurs, ni dans ceux d'un éventuel acheteur, et encore moins d'un éventuel habitant.
En effet, malgré la splendeur des bleu-verts, où est le plaisir de se retrouver parqué dans une de ces 20 villas à 12 millions de dollars?
Et c'est sans même penser à l'impact écologique sur l'environnement, là-bas comme ici, pour construire ces villas.
Non, définitivement je préfère mon gîte à 2 balles au fond des calanques.
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Le coût d'un moins 5%

Lorsque l'on se présente en tant que candidat à la Municipalité, on reçoit toute une marche à suivre.

Dans celle-ci au point 5.5.2 il est dit que les listes qui n'atteignent pas ce quorum se verront facturer des frais d'impression.

Lorsque j'ai déposé mon dossier de candidature pour l'élection complémentaire de l'automne passé, j'ai posé la question à l'employée du greffe communal: pourriez-vous me dire combien cela me coûterait, au cas où?

Elle ne savait pas, et me conseilla de m'adresser au canton.

Ce que je fis.

Lequel canton me répondit rapidement et clairement: la question est réglée par l'article 37 LEDP. C'est la municipalité qui décide. Si la municipalité décide de facturer aux candidats, par exemple au-dessous de 5%, ce sont les frais d'impression des exemplaires de votre liste qui vous sont facturés.

Cette réponse m'amena à reposer la question concrète de combien cela m'aurait-il coûté? Dix francs, cent, mille?

M. le secrétaire municipal me répondra finalement qu'il est désolé mais qu'il n'en sait rien.

On peut donc sans malice en conclure que cela ne coûterait rien.

05.03.2011

Financement des partis politiques

M'informant sur les différents partis en lice pour les élections communales, je lis cet encart étonnant :

"Montreux Libre ne bénéficie d'aucune aide financière étatique. Aidez-nous à continuer à vous représenter par un don !"


Etonnant car autant que je sache aucun parti n'a jamais ici bénéficié d'une quelconque aide financière étatique. Mais peut-être ai-je loupé un chapitre.


Pour plus d'informations sur le sujet lire l'excellent travail de Mathieu Gunzinger
"Analyse comparative des ressources financières des partis politiques suisses", Cahier de l’IDHEAP 240/2008, Chaire Administration suisse et politiques institutionnelles


Avant de voter... faire un bilan

Dans une semaine les cloches du 1er tour des élections communales en auront sonné plus d'un.

Pour ceux qui comme moi attendent le dernier moment pour ouvrir l'enveloppe, il va falloir s'y mettre et faire un choix, le plus sérieusement possible, à partir de noms, de têtes pas forcément connues.

En fait je commence à faire fonctionner mon crayon à partir des sortants, c'est à dire ces élus en place depuis une, deux, trois... législatures.

Pour ces noms là, le choix est simple, il suffit de faire le bilan.

Suis-je satisfaite de l'action verte? de l'action sociale? de l'action libérale? de l'action radicale? Et au-delà des étiquettes partisanes, suis-je satisfaite de l'action ou de l'inaction d'untel, d'une telle?

Je ne parle pas de l'UDC qui à Montreux est muette en tous cas depuis 2003, année où j'ai commencé à suivre les séances du Conseil, d'abord dans le public, puis en tant que membre.

Pauvre UDC, qui au 2ème tour en 2006, a recommandé à ses électeurs de reporter leurs voix sur les radicaux-libéraux, lesquels, leurs sièges gagnés, et durant toute cette législature qui se termine en juin, n'ont fait qu'ostraciser et ridiculiser leurs frères et soeurs de combat.

Fort heureusement pour tout le monde, le niveau de ce 1er banc de la droite vient d'être rehaussé, par une nouvelle arrivée, Mme Catherine Buchet-Bulliard de Genève, qui a commencé à en moucher plus d'un, sans distinction de parti, à propos et brillamment. Mme Buchet-Bulliard est candidate à la Municipalité, et elle ne déparerait pas ce collège. Je le dis même si je ne partage pas les idées de la ligne blochérienne sur bien des points, comme par exemple l'initiative sur les armes. Mais je préfère un adversaire vif et alerte à un bedonnant du cerveau.

Pour ce qui est des Verts, peut-on en parler sans parler des Roses, puisqu'à Montreux ils ont voulu constituer une plate-forme de combat et d'action.

Douze ans de ce quatuor qui formait la majorité gouvernementale


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et un bilan transparent, même pas gris, quant aux objectifs auxquels ces messieurs disaient croire avec nous les électeurs:

  • le trafic n'a fait que croître dans les centres habités, la pollution aussi,
  • les adeptes des déplacements à pied ou en vélo risquent toujours autant leur vie (trottoirs inexistants, pistes cyclables en pointillés),
  • l'immobilier a pu construire de la résidence secondaire de luxe à donf'; les autres qui sont ni chinois ni russes ni friqués et qui en plus ont la mauvaise idée d'avoir une famille peuvent aller voir ailleurs.

Mais soyons justes: toutes ces erreurs de parcours, ces errances, ces dysfonctionnements petits et grands n'auraient pu être sans l'aval du législatif, lequel, précisons-le était à une courte majorité de droite, et ceci jusqu'en septembre 2005 où le rapport de forces change avec l'émergence de Montreux-Libre constitué de 3 ex-PS et de 2 ex-Verts.

Un exemple qui me restera toujours en travers de la gorge: la vente du domaine public 389 (ici ), dit "chemin du National", à M. Carroz acquéreur-promoteur de l'Hôtel National, et ceci pour la somme de 1 franc symbolique... Et bien cette vente n'aurait pu se faire sans l'approbation d'une majorité de nos conseillers communaux dont certains, et pas des plus analphabètes (ici) auront beau ensuite de dire qu'ils n'avaient pas tout compris; un peu comme pour la vente de la propriété des Bosquets, pas vu, pas entendu, pas pu. Mais alors que font-ils sur ces sièges?

Mais soyons justes: ce chemin, on en l'a pas vraiment vendu, il a simplement d'abord changé de statut passant de domaine public à domaine privé communal, puis finalement il a disparu, ne subsistant que sous la forme de quelques marches traversant le Domaine du National.

Reste la grande famille des Libéraux-Radicaux. Quoi en dire? En effet tout ce qui sort de ces bancs là surprend très peu, le plus souvent sur l'air de "moins d'état", ce qui d'ailleurs n'empêche pas les plus hurleurs de postuler, la plupart du temps avec bonheur, aux postes vacants de notre grande administration.

Mais soyons justes: tant sur les bancs des roses-verts que des bleus-blancs, il y a des outsiders insoupçonnés.

Comme ce leader d'opinion socialiste qui un jour, tout pâle, m'avoua se faire du souci pour ses actions; ce qui aurait pu se comprendre pour son papa libéral, mais nettement moins pour le fiston rose.

Mais soyons justes: j'étais encore vraiment trop naïve de croire qu'être de gauche c'était ne pas être de droite.

Ou bien ce grand architecte, maître-bétonneur, que l'on retrouve membre de l'Association pour la protection des Sites. Mais là encore je sais ne pas avoir encore tout compris.

Reste le groupe Montreux-Libre. Mais là aussi, le bilan des 5 années de législature est incolore, brassant beaucoup d'air, souvent hargneusement, et souvent ne faisant que doubler des propositions issues d'autres partis, d'autres conseillers, comme celle du vert Caleb Walther d'une subvention de 150.- pour les AG acceptée par le Conseil et haussée à 300.- sur proposition d'Alexandre Staeger.

Dans le bilan des  douze dernières années n'oublions pas LE PROJET dit de l'Hotel de Ville, défendu à l'époque bec et ongles par la Municipalité en son entier, ainsi que par la majorité du Conseil (ici ). Les mêmes aujourd'hui ne digèrent toujours pas le NON des Montreusiens à cette construction que nous n'aurions pas fini de payer.

Alors, une fois ce bilan fait, pour qui voter? Et bien peut-être pas pour les mêmes, mais pour des jeunes, des nouveaux.

A suivre

04.03.2011

Sanctions socialistes

J'ai précédemment raconté comment a été créé à Montreux, à l'initiative de certains conseillers communaux dont la sous-signée, un nouveau parti que nous allions baptiser Montreux-Libre.

Ce précédent article avait comme premier objectif d'écrire cette histoire, et parallèlement de corriger les déclarations de M. Gétaz qui se clame fondateur et/ ou co-fondateur de ce mouvement.

Mais je n'ai pas écrit ces lignes simplement de mémoire. Je me suis donnée la peine de chercher dans mes archives. Et d'autres membres fondateurs m'ont fait parvenir les leurs.

C'est ainsi que Marie-Catherine Despeyroux m'a rappelé son blâme socialiste.

Moi, j'avais oublié ce grand moment politique.

Comme j'avais totalement oublié un autre grand moment: mon propre blâme également signé de la candidate Pellet.

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire profiter de cette lecture:

 

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